Remarques introductives
Certain jour, pendant un entretien avec des amis musiciens, comme s’il s’agissait de cette question qu’on pose souvent aux enfants :¿qué feras-tu quand tu seras grand ?, un de mes amis m’a demandé :¿Et toi, que veux-tu faire comme musicien ? Et j’ai répondu : « Je veux faire de la musique pour le cinéma… » Évidemment, quelque chose s`était déclenché en moi pour avoir eu telle réponse, vu certainement que je n’avait la moindre idée de par où commencer dans ce métier là. Et ce n’était qu’un souhait du à l’enchantement que provoquait en moi l’idée de l’union de l’image et de la musique.

C’était l’annee 1978 et je faisais partie du groupe « Los Calchakis » et on faisait un tour en Espagne, avec ma chère « Negra » Mercedes Sosa.

J’habitais à París depuis 1975, à cet année là j’étais débarqué avec mes rêves et une guitarre à l’autre bout de l’océan, comme bien d’autres dans ces moments tragiques de l’Amérique latine.

J’ai toujours songé que mes grands parents avaient laissé oubliée quelque chose en Europe et que c’était à moi de la leur récupérer, comme s’il s’agissait d’un mandat génétique que d’avoir à traverser tant d’eau pour que les rêves puissent germer.

Mes premières presentations importantes en Europe, alternant avec quelques présentations ponctuelles au métro de París, ont été réalisés dans des divers restaurants et bistrots du quartier latin, à vrai dire, c’étaient des petites tournées nocturnes, ou petites mini galas, allégrement ornées par des garçons criant leurs demandes au chef tandis que mon ami José et moi, chantions chaque fois plus impétueux et par 23èmme fois dans la nuit « El condor pasa ». La présentation se terminait par un solo de « Guantanamera » en guitarre et voix de José pendant que moi, avec un français très douteux, et phonétiquement à peine acceptable, passait l’assiette entre le public à la voix de « s’il vous plaît, pour les musiciens »

Telles ont été mes premières incursions artistiques en Europe, mais on pourrait dire que c’est à l’âge de cinq ans, ayant acquis la rougeole, que j’ai eu vraiement le « grand départ » de ma carrière; c’est là que mon père, à manière de soulagement pour la maladie, m’apporta un petit tambour folclorique argentin, un « bombo » de couleur brune dont je garde avec attachement le souvenir d’être le premier instrument de musique entre mes mains.

Aujourd’hui regardant le calendrier, je peux dire que les choses sont passées assez vite dans ces premières années en Europe, même si à ce moment là tout ressemblait beaucoup plus lent ; c’est comme le souvenir de la cour de la maison paternelle, dans le quartier Saavedra à Buenos Aires, pour l’enfant que j’étais, c’était un énorme espace couvert d’une vigne centenaire où les siestes d’été mon frère et moi jouions avec de l’eau du tuyau en attendant les chères vacances, et le train qui nous conduirait aux « sierras de Cosquín » ; aujourd’hui la même cour me semble minuscule.

A vrai dire, quelqu’un de mes rêves débarqués en Europe se sont accomplis, je peux dire la plupart, la vie m’ouvrit grand les portes de la magie et m’emmena promener sur les surprennants et merveilleux chemins de l’amour et de la musique.

Après longtemps et malgré les visages surpris de mes compagnons de tournée devant ma réponse, je peux dire qu’aujourd’hui je fais ce que toujours j’ai voulu faire : de la musique pour l’image. Chaque projet est un défi, une aventure unique, et sourtout, la magie et la fantaisie reviennent toute fois que je m’asseois devant un filme pour composer la musique. Les images nous surprennent, nous poussent, nous parlent, des fois demandent nôtre permission, d’autres implorent compagnie, parfois nous laissent voler tout seuls, mais toujours elles vont ensemble, elles sont unies, l’image et la musique, en perpetuelle union, en parlant le même langage. C’est pour l’âme un cadeau.

Osvaldo Montes

Discographie
  • Vinci

    Vinci

  • Omisión

    Omisión

  • Solo

    Solo

  • Alias el Mexicano

    Alias el Mexicano

  • Viento del sur

    Viento del sur

  • Una sombra ya pronto serás

    Una sombra ya pronto serás

  • Un lugar lejano

    Un lugar lejano

  • Tango Feroz Inédito

    Tango Feroz Inédito

  • Suspiros del corazón

    Suspiros del corazón

  • Summer of the Colt

    Summer of the Colt

  • Sin Amparo

    Sin Amparo

  • Rafales

    Rafales

  • Pura Sangre

    Pura Sangre

  • Plata quemada

    Plata quemada

  • Pequeños Milagros

    Pequeños Milagros

  • Nueve lunas

    Nueve lunas

  • Noche mágica Movistar

    Noche mágica Movistar

  • Music for TV 1980-1990

    Music for TV 1980-1990

  • Légendes indiennes du Canada

    Légendes indiennes du Canada

  • Les Sables émouvants

    Les Sables émouvants

  • Les marchads du silence

    Les marchads du silence

  • Le ciel sur la tête

    Le ciel sur la tête

  • Las aventuras de Dios

    Las aventuras de Dios

  • La pérdida

    La pérdida

  • La Guepe

    La Guepe

  • Fashion Art Cartagena

    Fashion Art Cartagena

  • Esculturas sonoras

    Esculturas sonoras

  • El lado oscuro del corazón 2

    El lado oscuro del corazón 2

  • El lado oscuro del corazón

    El lado oscuro del corazón

  • El Don

    El Don

  • El caso María Soledad

    El caso María Soledad

  • Dracula Live from Transylvania

    Dracula Live from Transylvania

  • Desautorizados

    Desautorizados

  • Dead Men Talk

    Dead Men Talk

  • De poeta y de loco

    De poeta y de loco

  • Cuarenta

    Cuarenta

  • Conciertos La Habana

    Conciertos La Habana

  • Colombianos un acto de Fé

    Colombianos un acto de Fé

  • Cenizas del paraiso

    Cenizas del paraiso

  • Cachimba

    Cachimba

  • Bombardier

    Bombardier

  • Bolivar soy yo

    Bolivar soy yo

  • Ay Juancito

    Ay Juancito

  • Arresto Domiciliario

    Arresto Domiciliario

  • Archivo Negro

    Archivo Negro

  • Ángeles en el infierno

    Ángeles en el infierno

  • Amigo Mio

    Amigo Mio

  • Alys Robi

    Alys Robi

  • A Corps Perdu

    A Corps Perdu